Brigitte Engerer
Brigitte Engerer fut pour le moins précoce : des études musicales commencées à l’âge de cinq ans, un premier concert en public l’année suivante, l’entrée au Conservatoire de Paris dans la classe de Lucette Descaves et, à quinze ans, un premier prix de piano, première nommée à l’unanimité. L’année suivante, elle est lauréate du Concours Marguerite-Long. Elle accepte alors l’invitation du Conservatoire de musique de Moscou, où elle se perfectionne pendant cinq ans auprès de Stanislav Neuhaus. Les récompenses se succèdent, avec notamment des prix aux Concours Tchaïkovski et Reine-Elisabeth.
Sa carrière internationale prend un tournant décisif en 1980, lorsque Herbert von Karajan, après l’avoir entendue, l’invite à jouer avec l’Orchestre philharmonique de Berlin. Daniel Barenboim lui propose des concerts avec l’Orchestre de Paris, et Zubin Mehta avec le New York Philharmonic. Les engagements s’enchaînent dans les grandes métropoles européennes et américaines, ainsi qu’au Japon. Elle est accueillie par les Orchestres symphoniques de Montréal, Toronto, Chicago et Londres, l’Orchestre de la NHK à Tokyo, les Orchestres philharmoniques de Saint-Pétersbourg, Munich et Los Angeles, l’Orchestre national de France, et joue sous la direction de chefs comme Daniel Barenboim, Philippe Bender, Gary Bertini, Jean-Claude Casadesus, Riccardo Chailly, Sergiu Commissiona, Laurence Equilbey, Vladimir Fedosseiev, Günther Herbig, Neeme Järvi, Kyrill Kondrashin, Ferdinand Leitner, Alain Lombard, Jesús López Cobos, Zubin Mehta, Václav Neumann, Michel Plasson, Georges Prêtre, Esa-Pekka Salonen, Yuri Simonov, Yuri Temirkanov, Mstislav Rostropovitch, David Zinman et Ronald Zollman. Sa présence rayonnante, son attention aux autres s’accorde particulièrement bien à la musique de chambre, qu’elle pratique régulièrement avec Olivier Charlier, David Geringas, Dmitry Sitkovetsky, Elena Bashkirova, Boris Berezovsky, Alexandre Kniaziev, Gérard Caussé, et bien sûr Henri Demarquette.
Les affinités naturelles de Brigitte Engerer vont au grand répertoire romantique, qu’elle défend avec une virtuosité et une sensibilité incomparables. En témoigne le disque des concertos de Clara et Robert Schumann qu’elle vient de publier avec l’Orchestre de Cannes et Philippe Bender (l’Empreinte digitale) ; Jacques Drillon, dans le Nouvel Observateur, y loue « un souffle inépuisable, une ardeur dans l'épanchement, des doigts à la fois infaillibles et caressants. Voilà son élégance : l’alliance de la force et de la tendresse ». Elle s’est également illustrée dans le Carnaval et le Carnaval de Vienne de R. Schumann (Philips, grand prix du Disque), les concertos de R. Schumann et Tchaïkovski avec le Royal Philharmonic Orchestra de Londres dirigé par Emmanuel Krivine (Denon) et, pour Harmonia Mundi, l’intégrale des Nocturnes de Chopin, des sonates de Beethoven, Grieg, Schumann avec Olivier Charlier, ainsi que l’intégrale de l’œuvre à deux pianos de Rachmaninov avec Oleg Maisenberg. Brigitte Engerer n’en défend pas moins la musique de notre temps. Elle a assuré à Cologne, en avril 2000, la création mondiale de Widerspiel, double concerto de York Höller, avec Elena Bashkirova. Le gouvernement français l’a nommée chevalier de la Légion d’honneur, officier du Mérite et commandeur des Arts et Lettres.
Tournées passées
22 mai 2009 à 20:00
Clermont en Argonne (55)
23 mai 2009 à 20:00
Landreville (10)
24 mai 2009 à 17:00
Moiremont (51)
28 mai 2009 à 20:00
Ste Ménehould (51)
29 mai 2009 à 20:00
Sommauthe (08)
30 mai 2009 à 20:00
Varennes en Argonne (55)
Schubert-Liszt, 3 mélodies : Der Doppeganger, Die Stadt, Sérénade
Schubert, Wanderer Fantaisie op.15
Schumann, Carnaval op. 9
Programme 2ème week-end
Schubert, 2 impromptus op. 90
Schubert-Liszt, 4 mélodies : Am Meer, Frühlingsglaube, Der Muller und der Bach, Litanei
Liszt, Rêve d'amour, Bénédiction de Dieu dans la solitude, Cantique d'Amour